Le recours habituel des politiciens confessionnels traditionnels aux revendications telles que l’adoption du fédéralisme, la suppression du confessionnalisme politique, la fondation de l’Etat laïc ou l’application de la laïcité, fait partie d’un coup de thâétre synchronisé dans leur lutte pour agrandir leur pouvoir et/ou obtenir des prérogatives. En effet, ces propos n’ont jamais été des projets sérieux, intégrés et applicables, en vue d’un nouveau système pour le pays. Au contraire, ils ne sont qu’une manoeuvre intentionnelle dont le but essentiel est de réveiller les obsessions latentes du sentiment confessionnel. Un réveil qui se traduit par l’attisement du soupçon, de la peur, des préjugés et des stéréotypes à l’égard de l’autre qui redevient l’adversaire. Des conséquences néfastes découlent de cet acte sur le pays et la société certes, mais par contre, le butin est inestimable pour les politiciens confessionnels, et ceci à double titre. D’une part, ils affermissent leur position à l’égard de leurs antagonistes en consolidant leur représentativité respective de leur taëfa. D’autre part, ils s’imposent encore davantage comme les chefs uniques et les garanties incontournables de leurs coreligionnaires.